if I had been a cat, I would have been on my ninth life

A Street Cat Named Bob – James Bowen
Edition Hodder & Stoughton
Publié le 13 septembre 2012
9.42€
VF: Un Chat des Rues Nommés Bob


« Seeing me with a cat softened me in their eyes. It humanized me. Especially after I’d been so dehumanized. In some ways it was giving me back my identity. I had been a non-person; I was becoming a person again » – James Bowen


James Bowen n’a pas eu une enfance facile, entre le divorce de ses parents et de nombreux déménagements, il se considère alors très vite comme incompris et rejeté de la société. Dès qu’il atteint sa majorité, il décide de retourner à Londres pour tenter sa chance dans l’industrie de la musique, sauf qu’il tombe dans l’héroïne et devient un SDF prêt à tout pour avoir sa dose. Pendant cette période très sombre de sa vie, James tente de décrocher de son addiction mais cela n’est pas facile lorsque l’on est entouré des mauvaises personnes. Mais un jour, James tombe sur un chat dans un piteux état et il se voit alors en lui. Il décide donc de le recueillir et très vite des liens se nouent entre eux, Bob suit James dans tous ses déplacements et l’aide à gagner sa vie: car autrefois, quand James chantait accompagné de sa guitare dans les rues de Londres, les gens ne le remarquaient pas, mais maintenant que Bob est là, les gens prennent le temps de l’écouter. Cependant, ce duo original n’est pas aimé de tous, il fait beaucoup de jaloux et beaucoup tentent de s’en prendre à eux… cette autobiographie retrace alors l’histoire d’un homme et d’un chat qui vont s’aider mutuellement pour prendre leur revanche sur la vie.


C’était la première fois que je lisais une autobiographie et je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à me plonger dans l’histoire au début. Ce qui m’a le plus posé problème était l’écriture de James Bowen, j’ai trouvé que les premiers chapitres faisaient un peu brouillons et « poubelles ». Dans le sens où il y a, d’une part, énormément de répétitions, et d’autre part, la présence de passages inutiles. Comme par exemple au chapitre 7 où l’on a droit à un véritable cours sur un trait caractéristique du chat : pourquoi il se lèche ? Quels sont les bienfaits de sa salive ? etc, etc. J’ai trouvé ça barbant et loin d’être naturel. Je veux dire, quand on lit une autobiographie, on ne s’attend pas à lire ça et du coup, j’avais plus une sensation de remplissage qu’autre chose, du genre « oups le livre est trop petit et si on répétait pour la 164511649e fois que tu te demandais d’où venait Bob, ainsi on en profiterait pour remonter aux tout premiers chats et on pourrait caser l’effet antiseptique de leur salive eh »

Alors oui je sais que James n’est pas un écrivain à la base donc je lui pardonne tout ça. Mais je sais aussi qu’il a écrit ce livre avec un certain Garry Jenkins, qui lui est écrivain et journaliste, donc on pourrait s’attendre à ne pas rencontrer ce genre de problèmes, or ce n’est pas le cas. D’ailleurs, les deux plumes ne sont pas assez fondues, je trouve, ce qui est encore une fois dommage. Mais, heureusement pour moi, l’écriture s’est améliorée au fil des chapitres (ou je m’y suis habituée ?), donc ça a tout de suite était plus plaisant à lire.

La façon dont est rédigé le livre n’est hélas pas le seul point négatif de ce livre. J’avoue avoir eu un peu de mal à m’attacher à James, j’irais même jusqu’à dire qu’il m’a soulé à plusieurs reprises. Et ce par rapport à sa conduite avec Bob. Vous le savez peut-être déjà, j’adore les chats et je défends la cause animale, alors oui j’ai tiqué à plusieurs reprises. La première fois, au chapitre 4, quand James essaie de se débarrasser de Bob. Ok il ne pensait pas mal, je comprends qu’il n’avait clairement pas les moyens de s’occuper d’un chat. Mais quand on critique les gens qui abandonnent leurs animaux, on ne peut pas se permettre de faire la même chose et surtout au milieu de nulle part ! Ce chapitre m’a clairement mise hors de moi tout comme les erreurs débiles que reproduisait sans cesse James « oups j’ai lâché sa laisse, il s’est encore enfuit je le retrouverais jamais »

Cependant, malgré ces aspects négatifs, je ressors ravie de ma lecture.

Déjà parce que le livre en lui-même est très beau, et pas seulement la première de couverture ! Chaque début de chapitre est marqué par la silhouette d’un chat et les ellipses sont-elles signalées par une empreinte de patte, ce qui est super adorable !
Aussi le livre, m’a fait passer par de nombreuses émotions : tristesse, joie, colère, amusement etc. Et en ressortant de cette lecture j’ai vraiment l’impression d’avoir appris quelque chose. Ce livre m’a permis de voir les sdf d’une nouvelle manière et m’a fait prendre conscience de l’impact qu’un rien pouvait avoir sur une vie. J’ai aimé le fait qu’il y avait quand même beaucoup de positif dans cette histoire et d’ailleurs, je dois avouer que de nombreux moments m’ont redonné foi en l’humanité. Et même si la vie de James n’a jamais été facile, ce livre m’aura donné le sourire car il se termine bien.

En conclusion, je dirais que ce livre aura été pour moi une très belle découverte, j’en ressors émue et conquise et ce malgré le style particulier. Je recommande donc ce livre à tous les amoureux des chats évidemment.

Note finale: 4/5

Et pour vous donner un avant-goût du quotidien de James et Bob à l’époque, je vous invite à regarder cette vidéo youtube qui a été filmée par un passant, et qui est certainement à l’origine de la popularité mondiale de Bob qui a permis à James de sortir son livre..

Love always, Marie xx

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