#CHRONIQUE: Habeas Corpus – Victor Boissel

28812328Habeas Corpus : la perfection a un prix – Victor Boissel | 341 pages | Éditions des Parias de Babylone
Synopsis:
La jeunesse et la beauté, deux richesses qui d’ordinaire ne font que se dissoudre dans le temps.
Mais dans le monde où vit Edgaar Finker, la jeunesse et la beauté forment la monnaie avec laquelle on rémunère ceux qui accomplissent de grandes choses.
Un monde idéal, à bien des égards, un monde sans pauvreté, ni crime, ni police, un monde où le bonheur du plus grand nombre est la préoccupation de chaque instant.
Or un jour une main meurtrière frappe et une victime tombe. L’impensable est commis. Un meurtre. Il n’existe ni méthode ni institution pour l’élucider.
Edgaar Finker, le fonctionnaire qui a découvert le corps, se voit chargé de l’enquête. Il s’engouffre alors dans un dédale d’aventures qui lui révèleront les entrailles d’un monde à la plastique irréprochable.

Il y a quelques jours, Victor Boissel m’a contacté via twitter pour me proposer son livre en échange d’une critique sur mon blog. Il m’a vendu du rêve, en me disant que son livre serait mon prochain coup de cœur. Mais j’ai tout de même pris le temps de lire le synopsis et d’écouter la bande annonce (ici) avant d’accepter.

Avec le recul, je me dis que je me suis peut être un peu trop précipitée et que j’aurais dû lire quelques chroniques avant ou alors lire un extrait du livre via amazon. Car oui, quand j’ai commencé à lire les premières pages, j’ai pris peur et j’ai limite paniqué. Pourquoi? tout simplement parce que je n’accrochais pas du tout. J’ai alors vite lu toutes les chroniques que j’ai pu trouver sur le net, et elles étaient unanimes : « livre parfait », « coup de cœur », « 5/5 » etc
Face à toutes ces éloges, j’étais troublée. Comment pouvais-je être la seule à ne pas aimer et à éprouver tant de difficultés face à ce livre?
J’en ai fait part à Victor et il m’a encouragé à poursuivre ma lecture, me promettant que ça irait mieux par la suite. Et effectivement, passé les 50 premières pages ça allait bien mieux. J’ai donc commencé à apprécier ma lecture ainsi que quelques personnages.

~

Habeas Corpus est donc une dystopie dans laquelle on suit l’évolution de plusieurs personnages, des plus pauvres aux plus haut placés dans cette société. Tout le monde semble y vivre heureux et en harmonie. Il n’y a plus de crime, plus de pauvreté, plus de famine et ses membres ne sont plus obligés de travailler pour couvrir leur besoins, car l’État fait en sorte que tout le monde puisse vivre agréablement gratuitement. Ainsi on retrouve, entre autres, des jeux virtuels qui participent à votre bonheur, des plats fait sur mesure : vous pouvez choisir goût, texture, etc et le plat couvrira vos besoins réels (ex: je peux manger un énorme hamburger et ça restera healthy, le rêve aha!). Et surtout, l’État récompense les meilleurs par des années supplémentaires à vivre. Ainsi, une personne de 50 ans avec un crédit de 30 ans, pourra être « transvasée » dans un corps de 20 ans, et beauté et jeunesse feront à nouveaux partis de ses atouts.
Cependant, discriminations et inégalités sont présentes entre les personnes les plus puissantes, qui sont donc jeunes et belles, et les autres regroupés sous le nom de ‘Bas Peuple’. En effet les membres du Bas Peuple sont souvent malheureux et finissent par se rendre en ‘cellule de fin de vie’ pour mettre un terme à leur misérable vie.
Rares sont les personnes à remarquer que cette société est loin d’être parfaite et délaisse en fait la majorité des personnes qui la composent. Enfin, jusqu’à ce qu’un premier crime est commis et que Edgaar Finker se voit attribuer l’enquête..

Ses parents décédèrent de vieillesse, une façon de  s’éteindre que l’on nomme outrageusement « belle mort ». Or dans cette belle mort, les victimes sont vieilles, laides et inutiles. Toisées, méprisées et insultées. Comme une bibliothèque que les années enrichissent mais dont les livres qu’elle contient sont de moins en moins lisibles et de plus en plus fragiles. Les vieux se précipitent vers leur inexorable inutilité qui fait de leur perte un élément mineur. Il est toujours plus grave pour la société de perdre un individu jeune, beau et productif. Et les vieux ne sont rien de tout cela..

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est le principe même de cette société, où l’on est récompensé par jeunesse et beauté, le fait qu’on puisse changer de corps, le choisir même. Ainsi que toutes ces inventions futuristes qui participent au bonheur de chacun, notamment les jeux et la nourriture. J’ai aimé suivre l’évolution de l’enquête d’Edgaar Finker. Au début je me suis dit « c’est tout, c’est nul », mais ce n’était que le début, j’ignorais que ce meurtre allait changer tant de chose. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Violette, qui travaille en cellule de fin de vie. Elle est là pour sauver des vies, pour faire revenir les gens sur leur décision de « suicide assisté ». Elle n’a pas un métier facile c’est certain, mais elle est là pour écouter ceux qui sont au plus bas, et ça c’est beau. On aurait besoin de beaucoup de personnes comme elle dans notre société.
D’ailleurs la société décrite dans Habeas Corpus ressemble pas mal à la notre ce qui laisse à réfléchir.

Sais-tu qu’un objet aimé est un objet armé? Sais-tu que plus tu aimes un objet, plus tu l’équipes d’armes meurtrières qui peuvent se retourner contre toi? Qui se retournent contre toi. Plus tu aimes, plus tu développes ton capital de souffrance potentielle.

Il y a pas mal d’aspects que je n’ai pas apprécié dans ce livre. Premièrement, et comme je l’ai dit plus haut, le début est juste une horreur à lire. Trop de personnages sont présentés en même temps, on suit simultanément différentes situations et on s’y perd. Aussi, les temps employés et le vocabulaire, ne facilitent pas la tâche pour le lecteur. Et le problème, c’est que le début d’un livre est, pour moi, la partie la plus importante. C’est un peu là où tout se joue et ce genre de « détails » peut amener un grand nombre de lecteurs à reposer le livre et ne pas l’acheter. C’est d’ailleurs ce que j’aurais fait, si je n’avais pas promis un article à Victor, j’aurais tout simplement abandonné ma lecture dès les dix premières pages…
Après, il y a aussi deux-trois choix de l’auteur quant aux personnages que je n’ai pas apprécié du tout, mais je ne vous en dirait pas plus pour éviter de vous spoiler.

Souffrir et avoir conscience de la souffrance sont deux choses bien distinctes.

Pour conclure, je dirais que j’ai bien fait de m’accrocher car au final c’était très intéressant. Habeas Corpus est une belle découverte bien que pas un coup de cœur pour moi.  Je tiens cependant à remercier son auteur, Victor Boissel, pour m’avoir offert un exemplaire numérique de son livre.
Si vous souhaitez plus d’information à son sujet, je vous invite à cliquer sur ce lien.

Note finale: 3.75/5

~ N’oubliez pas d’aller liker la page facebook du blog ~

Marie xx

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3 réflexions sur “#CHRONIQUE: Habeas Corpus – Victor Boissel

  1. C’est intéressant comme concept! Malheureusement, je crois que je vais passer mon tour: s’il faut que je lise cinquante pages avant de réellement commencer à apprécier ma lecture, je ne tiendrai pas… Très bonne critique qui donne bien envie de lire « Habeas Corpus » quand même!
    T.

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    1. Apparement il y aurait seulement 10 à 20% des lecteurs qui éprouveraient des difficultés au début…. J’y crois pas trop mais bon. On est d’accord que les premières pages sont décisives. Merci pour ton commentaire :)

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      1. Ce qui est vraiment embêtant, c’est de ne pas accrocher… Si ça se fait au fur et à mesure, tout va bien, mais ça décourage quand même de bien s’ennuyer…! :/
        De rien!

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