#CHRONIQUE : Six mois entre deux rives – Nicole Ligney

28825318Six mois entre deux rives – Nicole Ligney | 248 pages | Éditions de la Rémanence | Liens : livre papier / ebook
4e de couv’:
Après avoir bourlingué des années avec Lucas, Lili, journaliste, a envie de stabilité : elle s’ancre à Paris, il poursuit ses voyages, ils s’aiment… Mais une rencontre va faire vaciller toutes ses certitudes. Rubene est écrivaine, californienne, fragile, solitaire et mal dans sa peau. Pas douée pour aimer, elle s’accorde pourtant à l’idée que Lili peut la sauver.
Entre la Seine et le Delaware, six mois suffisent à tisser une histoire. Déraisonnée pour l’une, salvatrice pour l’autre. Sauf que l’avenir comme l’amour ne se maîtrisent pas. En un instant tout peut parfois basculer…

Tout d’abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions de la Rémanence de m’avoir permis de découvrir ce livre.

Je l’ai reçu dans le cadre de la masse critique de Babelio. Très rapidement, pour ceux qui ne connaissent pas, les opérations masse critique sont réservées aux utilisateurs de Babelio. Si l’on est tiré au sort, on reçoit un livre gratuitement en échange d’une critique.
Pour ma part, c’est la première fois que je suis sélectionnée alors je suis super contente.

Ayant déjà lu beaucoup de romances M/M, j’avais beaucoup d’attentes pour ma première romance F/F. Cependant, ce livre s’est avéré être une énorme déception pour moi.

Les 248 pages de ce livre, où s’alternent les points de vue de Lili et Rubene, se lisent très rapidement mais je n’ai pas réussi à être captivée par ma lecture.
Je n’ai pas adhéré à l’histoire d’amour en elle-même, qui à mon goût est trop précipitée. Je ne crois pas spécialement aux coups de foudre dans la vraie vie, mais dans les livres ça ne me déplait pas. Cependant ici, j’ai trouvé  que c’était maladroit, certainement à cause du manque de crédibilité et de la vitesse d’enchaînement des événements.
Après, dans la vie de tous les jours, il y a deux trois trucs qui m’insupporte : notamment les gens qui pensent que tout le monde est hétéro. Puis ceux qui croient qu’il n’existe que deux sexualités : hétéro ou gay, et ces gens là m’énervent tout autant. IL N’EXISTE PAS QUE DEUX SEXUALITÉS. Et évidemment, dans ce livre puisque Lili sort avec Rubene, elle est automatiquement lesbienne. Ben moi je dis non et j’en ai vraiment marre de cette bi/pan/etc phobie. Bref voilà c’était le petit coup de gueule du jour, il fallait que je le dise.
Ensuite, je n’ai pas aimé les personnages plus que ça. J’ai souvent trouvé que leurs réactions étaient surjouées, ce qui donne un caractère superficiel à l’histoire. Lili m’a beaucoup énervée et comme on suit surtout son point de vue, ça n’a pas arrangé les choses. J’ai trouvé que le personnage de Lucas était inutile, il est rarement mentionné, et ses seules apparitions sont synonymes de problèmes. Et quant à Rubene, aux premiers abords elle m’a beaucoup déplu. C’est elle qui a provoqué cette histoire d’amour qui, au début, frise le ridicule. Par la suite, je l’ai trouvée touchante, mais je tiens à le préciser, pas à cause de son passé.
Son passé d’ailleurs aurait pu rendre l’histoire plus intéressante et moins plate, mais je l’ai trouvé bien trop prévisible. Je n’en dirais pas plus, pour éviter de vous spoiler.

 Même quand je vais faire pipi je le dis, tout le monde est au courant. J’ai toujours été comme ça malgré ma soif d’indépendance. Besoin que les autres puissent me localiser. Parce que j’ai peur de me perdre, de perdre quelqu’un, de ne pas le retrouver. Je ne supporte pas qu’on parte sans me dire où, au cas où ce serait pour toujours. J’ai peur de te perdre et de ne pas te retrouver.

Concernant le style d’écriture, il y a beaucoup de phrases courtes qui s’enchaînent, je dis ‘phrases’, mais le terme fragment de phrase est plus approprié. Car souvent il n’y a pas de verbe, ou du moins pas de verbe conjugué. Au début ça ne me gênait pas plus que ça, je trouvais même que c’était plutôt original. Mais au fur et à mesure ça a commencé à me poser problème. Ça donne un aspect trop oralisé au texte et je n’y ai pas adhéré. Et ça s’est ajouté au caractère maladroit de l’histoire, ce qui m’a donné l’impression d’un texte écrit par une personne de douze ans grand max. J’ai donc à plusieurs reprises eu le sentiment de lire une mauvaise fanfiction…

Les seules choses que j’ai apprécié sont la fin et le fait que l’histoire se passe en partie à San Francisco. J’ai trouvé la fin assez troublante. En lisant la dernière phrase j’ai été prise de panique et je me suis empressée de retourner 1 ou 2 pages en arrière pour m’assurer que l’auteur n’avait tout de même pas osé faire une chose pareille! Une fois encore, je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.
J’ai aimé découvrir San Francisco à travers cette histoire d’amour, cependant j’aurais apprécié que les références soient un peu plus détaillées pour ceux qui, comme moi, ne sont jamais allé à San Francisco. Car j’ai eu tendance à me perdre au milieu de tous ces noms de quartiers et de rues.

Les livres m’ont emmenée dans un autre monde. Sans eux, j’aurais sûrement répondu aux appels du fleuve. Sans eux, je serais morte. Les livres ont englouti mes souvenirs, m’ont sauvé la vie.

Je pense honnêtement que l’auteur aurait pu mieux exploiter ses idées qui hors contexte sont bonnes, mais la façon dont elle les a amenées à l’histoire ne va pas. Ce qui du coup est bien dommage. Je suis donc plutôt déçue par cette lecture.
Mais de ce que j’en ai vu sur la blogosphère, j’ai l’impression d’être la seule à n’avoir pas apprécié ce livre. Donc je vous conseille de ne pas vous arrêtez uniquement sur mon avis et d’éventuellement télécharger le début du livre via sa maison d’édition afin de vous en faire votre propre idée.

Note finale: 2.5/5 | Cliquez ici pour télécharger le premier chapitre

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Marie xx

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2 réflexions sur “#CHRONIQUE : Six mois entre deux rives – Nicole Ligney

  1. MERCI ! Ce qui m’énerve aussi, c’est genre quand tu dis « fille/garçon c’est pas important » les gens ils sont là « bah, t’es bi alors ! » ça veut dire quoi d’abord ? 50% gay ? 50% hétéro ? on peut pas être 70% de l’un et 30% de l’autre ? les gens sont pas partiellement ci ou partiellement ça. ils sont juste 100% eux même. Ce besoin de m’être les gens dans des cases, ça m’insupporte.
    Breeeef, je pense pas lire ce livre dans l’immédiat, mais si un jour je tombe dessus, pourquoi pas !

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