#CHRONIQUE : Full Dark, No Stars – Stephen King

Full Dark, No Stars – Stephen King | liens : livre papier / ebook
Résumé:
1922 – Wilfried James confesse ses crimes via une lettre qu’il rédige dans les derniers instants de sa vie. Il raconte alors en détails ce qu’il s’est passé avant, pendant et après le meurtre de sa femme.
Big Driver Tess est une écrivaine en fin de carrière qui ne se contente plus que de signer des autographes afin de s’assurer une bonne retraite. Jusqu’au jour où elle décide de prendre un raccourci et qu’elle fait une rencontre qui ne la laissera pas indifférente.
Fair Extension – Les jours d’Harry Streeter sont comptés, mais ça c’était avant qu’il rencontre un marchand qui lui propose des années supplémentaires en échange d’argent et d’un autre petit détail.
A Good Marriage – Que feriez vous si vous découvriez après 27 ans de mariage que collectionner des pièces de monnaie n’est pas le seul hobby de votre mari?

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#CHRONIQUE : Six mois entre deux rives – Nicole Ligney

28825318Six mois entre deux rives – Nicole Ligney | 248 pages | Éditions de la Rémanence | Liens : livre papier / ebook
4e de couv’:
Après avoir bourlingué des années avec Lucas, Lili, journaliste, a envie de stabilité : elle s’ancre à Paris, il poursuit ses voyages, ils s’aiment… Mais une rencontre va faire vaciller toutes ses certitudes. Rubene est écrivaine, californienne, fragile, solitaire et mal dans sa peau. Pas douée pour aimer, elle s’accorde pourtant à l’idée que Lili peut la sauver.
Entre la Seine et le Delaware, six mois suffisent à tisser une histoire. Déraisonnée pour l’une, salvatrice pour l’autre. Sauf que l’avenir comme l’amour ne se maîtrisent pas. En un instant tout peut parfois basculer…

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#CHRONIQUE: Habeas Corpus – Victor Boissel

28812328Habeas Corpus : la perfection a un prix – Victor Boissel | 341 pages | Éditions des Parias de Babylone
Synopsis:
La jeunesse et la beauté, deux richesses qui d’ordinaire ne font que se dissoudre dans le temps.
Mais dans le monde où vit Edgaar Finker, la jeunesse et la beauté forment la monnaie avec laquelle on rémunère ceux qui accomplissent de grandes choses.
Un monde idéal, à bien des égards, un monde sans pauvreté, ni crime, ni police, un monde où le bonheur du plus grand nombre est la préoccupation de chaque instant.
Or un jour une main meurtrière frappe et une victime tombe. L’impensable est commis. Un meurtre. Il n’existe ni méthode ni institution pour l’élucider.
Edgaar Finker, le fonctionnaire qui a découvert le corps, se voit chargé de l’enquête. Il s’engouffre alors dans un dédale d’aventures qui lui révèleront les entrailles d’un monde à la plastique irréprochable.

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#CHRONIQUE : Simon vs. the Homo Sapiens Agenda – Becky Albertalli

25305201Simon vs. the Homo Sapiens Agenda – Becky Albertalli | 303 pages | Editions Penguin
Résumé: Simon a 16 ans et il est amoureux de ‘Blue’, un garçon dont il ignore l’identité. Ils se sont rencontrés via le Tumblr du lycée et ne communiquent uniquement par mail. Mais très vite Simon va être victime de chantage: Martin, un camarade de classe, menace de révéler son homosexualité et son identité secrète s’il ne l’aide pas à sortir avec sa meilleure amie. Lire la suite

#CHRONIQUE: Let it Snow – John Green, Maureen Johnson & Lauren Myracle

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Let it Snow – John Green, Maureen Johnson & Lauren Myracle | 368 pages | Édition Penguin | Liens: livre papier/ebook
Résumé:
The Jubilee Express: Suite à l’arrêt imprévu de son train, Jubilee se retrouve bloquée dans la ville de Gracetown, où elle fait la rencontre de Stuart, local qui lui propose un toit pour la nuit.
A Cheertastic Miracle: Tobin, The Duke et JP mettent un terme à leur marathon James Bond pour se lancer dans un road trip périlleux afin de retrouver 14 pompom girls au Waffle House du coin.
The Patron Saint of Pigs: Addie, barista au starbucks de Gracetown, doit faire face à ses problèmes de couple tout en essayant de regagner la confiance de ses amies.

~

Trois nouvelles, écrites par trois auteurs différents, mais qui sont toutes liées entre elles car elles se déroulent toutes du 24 au 26 décembre dans une même ville enneigée où les  différents personnages se croisent. C’était la première fois que je lisais un livre comme ça, le changement de plume ne m’a pas gênée mais la différence de qualité, oui. Je vais donc vous donnez mon avis pour chacune de ses nouvelles, puis je ferais un bilan sur l’œuvre en générale.

La première nouvelle est de loin ma favorite, j’aurais aimé qu’elle soit plus longue et j’irais même jusqu’à dire que j’aurais préféré que les 354 pages de ce livre lui soient consacrées. J’ai adoré l’histoire, ainsi que les personnages, l’humour, bref tout. C’est la première fois que je lisais un texte de Maureen Johnson et je dois avouer que j’adore son style et l’humour de ses personnages. Du coup j’aimerais bien rajouter quelques unes de ses œuvres à ma wishlist, donc si vous avez quelque chose en particulier à me  conseiller, allez-y.
Note pour The Jubilee Express: 5/5

Debbie had to get up and slice me a thick piece of cake before she could answer. And I do mean thick. Harry Potter volume seven thick. I could have knocked out a burglar with this piece of cake. Once I tasted it, though, it seemed just the right size.

La deuxième histoire, celle de John Green donc, est (selon moi) définitivement la pire. Je l’ai trouvée inutile et trop prévisible. Les personnages sont ennuyants et agaçants. Tobin, et tous les autres personnages du sexe masculin de cette histoire, sont des fuckboys. Et ils sont aussi très stupides, ils risquent leur vies pour -pardonnez moi l’expression- baiser des pompom girls. Car évidemment qui dit pompom girl, dit fille facile, merci pour les clichés John Green :)) J’ai eu le sentiment que les filles n’étaient pas respectées dans cette nouvelle (spéciale dédicace à The Duke qui ferait mieux de changer d’amis) et je me suis ennuyée à mourir. Pour la magie de noël on repassera. Autant j’ai adoré la première nouvelle, autant celle-ci m’a limite énervée. Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages qui sont toujours les même avec John Green : la fille mystérieuse, le geek etc. Cette nouvelle était très décevante, et personnellement j’en peux plus d’être déçue dans toutes mes lectures de John Green. Moi qui l’adorait après ma lecture de TFIOS et Looking for Alaska, je commence sérieusement à me dire que ces deux romans la sont les seuls bien de l’auteur…
Note pour a Cheertastic Christmas Miracle : 1/5

Christmas is never over,unless you want it to be… Christmas is a state of mind.

La troisième et dernière nouvelle était également assez décevante. Une fois encore les personnages étaient énervants, Addie ne cesse de pleurnicher, je l’ai détestée tout comme ses amies qui m’ont soûlée avec leur gamineries. Et bien que j’ai trouvé cette nouvelle aussi inutile que celle de John Green, je l’ai tout de même un peu plus appréciée. Pourquoi? Tout simplement parce qu’un des personnages (mon préféré) est un cochon miniature et c’est genre l’animal le plus adorable au monde ! tumblr_lzfznlbv1n1qh6rjfo4_400Et aussi parce qu’à la fin, on a le droit de revoir les personnages principaux des nouvelles précédentes rassemblés au Starbucks. Et du coup on peut revoir Jubilee et Stuart aka mon OTP.

Note pour The Patron Saint of Pigs: 3/5

*
**
*

Un gros coup de cœur pour la nouvelle de Maureen Johnson et deux déceptions -plus ou moins grosses- pour les nouvelles de John Green et Lauren Myracle, du coup, bilan assez mitigé qui me conforte encore plus dans mon idée que ce livre aurait dû être uniquement consacré à la première nouvelle. Sinon j’ai quand même beaucoup apprécié lire à Noël un livre qui se déroule à Noël. On arrive encore mieux à se plonger dans l’histoire et c’est vraiment super. Et c’est d’ailleurs pourquoi je vous recommande tout de même ce livre pour Noël prochain, je pense d’ailleurs le relire (enfin la première nouvelle en tout cas).

Note finale: 3/5 Difficulté VO: easy peasy
(VF: Flocons d’amour)

N’hésitez pas à me laisser vos avis et à me recommander des livres de Maureen Johnson.
~ Et n’oubliez pas que vous pouvez désormais retrouver le blog sur facebook ~

Marie xx

 

For the living, life. For the dead, the hunger that never ends.

Hunger – Melvin Burgess
Edition Hammer
Publié le 16 janvier 2014
(première édition le 17/01/13)
14.64€


« He seemed to have grown to twice his previous size in his rage. He howled and roared and pawed the ground, the eyes in his head rolling in fury. […] Enraged, he* leaped forward and attacked the first thing he saw, which happened to be a bookshelf. » – Melvin Burgess (*pronom changé afin d’éviter les spoilers)


Beth vit en colocation avec son frère Louis, sa meilleure Coll et Ivan le meilleur ami de son frère. Tous les quatre sont étudiants est la seule chose qui les préoccupe vraiment est de savoir qui a bu toutes les bières. Enfin, jusqu’à ce que Beth se réveille couverte de bleus et de terre, avec sous son lit la présence d’une étrange brique qui date du 17e siècle. Très vite ils vont se retrouver avec un démon, un vampire et une hyène aux trousses, qui n’ont pas l’air de vouloir mourir.


Bon par où commencer?
J’ai choisi ce livre car il faisait partie de la sélection « à lire » de ma bibliothèque. Le titre est la couverture était intrigante et la quatrième de couverture annoncait une histoire de zombie. De plus ce livre était classé dans le genre horreur, alors je me suis dit, tiens pourquoi pas?

Qu’elle ne fut pas ma déception quand je me suis aperçut que 1/ ça ne parlait pas du tout de zombies, 2/ ça ne faisait absolument pas peur et que 3/ c’était très très mal écrit.
Du coup, oui j’avoue j’ai eu énormément de mal à lire ce livre jusqu’au bout. Après 90 pages j’hésitais même à mettre un terme à ma lecture. Mais bon, j’aime pas faire ça, car après tout on ne sait pas, l’histoire peut prendre un virage à 90° et devenir parfaite

Vous vous en doutez certainement, ce n’est pas vraiment le cas pour ce livre. Cependant j’ai réussi à le finir, et au final je l’ai lu plutôt rapidement. Ce livre aurait pu être tellement mieux si l’auteur l’avait abordé différemment. Au lieu de ça on se retrouve avec une histoire pas du tout crédible (et oui on peut parler de démons, vampires etc et être crédible un minimum!)  qui fait plus rire que peur tellement c’est ridicule à certains moments (cf la citation que je vous ai mis au dessus du résumé…). Et en plus de ça, on a le droit à des personnages qui continuent leur petites vies comme si de rien n’était, ainsi ils vont à des soirées, regardent des films etc alors qu’ils ont juste un espèce de démon qui veut tous les tuer. Et quand certains de leurs proches meurent, ils n’ont pas l’air plus affecté que ça, ils continuent même à leur reprocher des choses, pour le respect on repassera hein. Et puis le tout était tout de même bien loufoque, exemple: je me suis fait mordre par un démon je vais donc me transformer en une créature maléfique, que faire? simple, je vais vite rincer ma morsure à l’eau et ni vu ni connu :))) (je n’exagère pas, c’est bien ce qu’il se passe dans le livre).

Que dire d’autres? Il y a un aspect du livre que je n’ai pas du tout apprécié, il s’agit de la présence de la religion. Louis est très croyant et nous casses constamment les pieds par rapport à ça. Mais quand sa mère lui dit que Dieu n’existe pas, il la croit sur parole et cesse toute pratique religieuse. Ce passage la m’a vraiment laissé dubitative et franchement j’aurais davantage apprécié si ce livre ne parlait pas du tout de religion en fait, parce que ouais on s’en fout.  Aussi je n’ai pas aimé la fin, car pour moi elle est bâclée, et le tout est bien qui fini bien je n’y accroche pas trop..

*
**
*

En conclusion, je dirais que ce livre aurait pu me plaire (même s’il ne parle pas de zombies) car l’histoire en elle même est plutôt bien trouvée mais elle est tellement mal développée, que c’est juste dommage quoi. Un tel potentiel gâché par une mauvaise plume…J’ai quand même lu des fanfictions rédiger par des gens de 14 ans de bien meilleure qualité pour tout vous dire…C’est le seul livre de Melvin Burgess que j’ai lu et j’espère que tout ses livres ne sont pas si mauvais quoi, car apparemment ce monsieur aurait tout de même écrit Billy Eliott.. Sinon, encore une fois, ce livre n’a pas sa place dans la catégorie horreur, mais plutôt dans la catégorie comédie en fait. M’enfin j’ai tout de même lu des critiques très positives sur goodreads, où les gens disaient avoir eu peur de A à Z, alors soit ils ont un problème, soit je suis devenue insensible à tout ça? je blâme the walking dead mdr. Quoiqu’il en soit, je sais pas si je vous recommanderais ce livre, si vous du temps libre et que le livre se trouve à côté de vous, lisez le, au pire vous rigolerez bien.

Note finale: 2/5

Difficulté VO: niveau 2, faisable mais quelques passages ou mots compliqués peuvent gêner votre lecture.

N’hésitez pas à me laisser vos avis, aussi si vous avez des livres du genre horreur à me recommander je suis preneuse!

Love always, Marie xx

This is the trap of having something to live for: everything else seems lifeless.

Every Day – David Levithan
Edition Electric Monkey
Publié le 02 septembre 2013
(première édition le 28/08/12)
9.69€
VF: A Comme Aujourd’hui


« I have learned how to observe, far better than most people observe. I am not blinded by the past or motivated by the future. I focus on the present, because that is where I am destined to live. » – David Levithan


A n’est pas un garçon. A n’est pas une fille. A n’a pas de sexe, ni de genre. A n’est pas comme les autres. Chaque jour A se réveille dans le corps d’une autre personne, et l’emprunte pour une seule journée. A n’a ni famille, ni amis, et tout le monde ignore son existence. Enfin, jusqu’à ce qu’A se réveille dans le corps de Justin, le petit ami de Rhiannon…


Je vous parlais il y a quelques temps de mon coup de cœur pour Another Day, le compagnon de Every Day. Aujourd’hui, je vais donc vous parler de mon coup de cœur pour Every Day.
Dans ce livre, on suit donc l’histoire du point de vue de A et on apprend donc d’avantage de choses sur son mode de vie hors du commun. On comprend un peu mieux comment sa vie se déroule, car on la suit sur plusieurs jours consécutifs. Contrairement à Another Day, qui était quand même essentiellement centré sur la relation Justin/Rhiannon, Every Day est centré sur les corps qu’habite A. Chaque chapitre étant un jour différent, on découvre ainsi chaque « hôte » de façon plus approfondie, avec toujours en fil conducteur l’histoire d’amour impossible entre A et Rhiannon. L’avantage de ça c’est qu’on a pas à supporter ce casse couille de Justin, mais du coup, beaucoup de personnages différents sont introduits et on a du mal à les garder tous en mémoire…

Une fois encore sexualité et genre sont abordés et j’aime beaucoup la façon dont cela est fait. Aussi, j’apprécie grandement la diversité des corps habités par A. Car on découvre ainsi des personnages de différentes cultures, religions, orientations sexuelles, genres, etc, ce qui apporte un peu plus de réalisme au livre. Cependant, une fois de plus Rhiannon me déçoit par ses remarques clairement homophobes. Surtout que là, on les perçoit comme si on était A et ça fait d’autant plus mal…

Pour ce qui concerne la fin, elle ne m’a pas vraiment apporté plus d’informations par rapport à la fin de Another Day. Mais, j’ai pu remarqué que A et Rhiannon ne réagissaient pas du tout de la même façon, ce qui me donne encore plus envie de lire la suite, qui est d’ailleurs prévue pour 2017 au plus tôt (?). On a pas vraiment de date pour le moment, mais je suis heureuse de voir qu’une suite est bel et bien prévue.

*
**
*

Pour conclure, je dirais que je n’ai pas été déçue par Every Day, qui a été à la hauteur de mes attentes. J’ai passé un moment agréable à lire ce livre, et même si je connaissais déjà l’histoire, j’ai réussi à ne pas m’ennuyer. Certains peuvent penser que les compagnons sont inutiles, que c’est juste un moyen de se faire facilement un peu plus d’argent en réchauffant un livre qui avait bien marché. Mais pour ce qui est de Every Day/Another Day, je peux vous dire que je suis très contente de mes lectures et que je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps.
Alors évidemment, il n’est pas essentiel de lire les deux, un seul suffit, mais les deux sont très complémentaires et mine de rien ils vous permettent de découvrir certains aspects plus en détails. Personnellement, j’ai beaucoup aimé suivre le point de vue de Rhiannon ET A, et comme je vous l’ai dit dans ma chronique de Another Day, j’avais tellement aimé cet univers que j’avais besoin de le prolonger.
Après si vous comptez lire ces deux livres, je vous conseille d’espacer les deux lectures de quelques semaines/mois, histoire de pas avoir l’impression de relire la même chose (ce qui n’est pas le cas, sauf pour les dialogues entre Rhiannon et A quoi). Et si vous ne savez pas par lequel commencer, faites un tirage au sort, car honnêtement, ça n’a aucune importance.
Maintenant, si vous ne voulez en lire que un seul, je vous conseillerais plutôt Another Day, car c’est celui que j’ai le plus préféré (même si Justin est casse couille). Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien à vrai dire. Mais les deux sont très bien en tout cas.

Note finale: 5/5

Difficulté VO: niveau 1, easy peasy.

N’hésitez pas à me laisser vos avis, je les lirais avec plaisir. 

Love always, Marie xx

Part of love is letting a person be who they want to be.

Boy Meets Boy – David Levithan
Edition Harper Collins
Publié le 01 août 2013
(première édition le 09/09/03)
6.05€


« The reason I couldn’t talk to you was because I felt so bad for not talking to you. » – David Levithan


Paul vit dans un monde parfait. Son homosexualité a été accepté par tous (famille comme amis) et ne gêne personne. Même au lycée tout se passe bien pour lui car il fréquente le lycée le plus tolérant au monde. Ainsi on y retrouve des quaterbacks transgenres et des lycéens qui n’ont pas peur de s’affirmer et d’être fiers de ce qu’ils sont.
Tony, cependant, habite dans la ville d’à côté et tout n’est pas aussi beau pour lui. Ses parents sont très religieux et n’acceptent pas du tout son homosexualité, ils l’empêchent même de fréquenter ses amis du sexe masculin. Sa vie privée est donc sous surveillance: chambre fouillée, appels téléphoniques contrôlés, historique internet vérifié à chaque instant etc.
Malgré le fait qu’ils vivent dans deux mondes complètement différents, Tony et Paul sont meilleurs amis.


Je ressors de cette lecture très très mitigée. Je pense que je suis carrément passée à côté de ce livre. J’ai essayé, j’ai fait de mon mieux, vraiment, mais je ne suis pas parvenue à rentrer pleinement dans cette histoire. J’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, ni à cet univers. Et j’ai vraiment l’impression qu’il ne se passe rien dans ce livre, dans le sens où il n’y a pas de plot et que tout est survolé.

En bref cette lecture ne m’aura rien apporté, je n’ai même pas ressenti le plaisir de lire car je suis ressortie de cette lecture perdue avec 6483920 questions en tête. a) j’ai pas compris ce livre, b) c’est quoi cette fin prématurée?, c) c’est quoi ce livre?, d) pourquoi j’ai l’impression que c’est un brouillon? un travail inachevé?, f) pourquoi avoir écrit ce livre? quel est son but clairement?, g) que deviennent les personnages? etc.

Alors bon, comme j’avais besoin de réponses ET que je ne comprenais pas les notes accordées à ce livre (17.8 sur livraddict et 3.86/5 sur goodreads), j’ai fait quelques recherches. Et j’ai ainsi lu pas mal de chroniques qui m’ont fait ouvrir les yeux sur certains points plus ou moins importants du livre que j’avais plus ou moins pas remarqué.

Ce livre, ou du moins, le monde où vit Paul est une utopie. Et il nous donne une idée de comment ça serait d’être non-hétéro dans un monde parfait. Il est là pour nous donner du courage, la force de se battre pour un monde meilleur etc…

Mais je trouve que l’utopie est un style littéraire assez délicat. Je veux dire y a une fine ligne entre nous donner du courage et nous démoraliser. Et pour ce livre, je trouve qu’on est un peu à cheval sur la ligne. On nous montre plein de belles choses, on a envie d’y croire, on a envie de se batte pour les obtenir mais a côté de ça on suit le personnage de Tony et on est vite rattrapé par la réalité.

*
**
*

J’ai donc ni aimé, ni detesté ce livre mais après réflexion, je pense tout de même que c’était une perte de temps que de l’avoir lu. Heureusement que le livre est plutôt court finalement… J’aurais donc tendance à vous le déconseiller mais je ne sais pas, beaucoup de gens l’ont aimé, alors peut être que ça sera votre cas aussi.

Note finale: 2.5/5.

Difficulté VO: niveau 2, faisable mais quelques passages ou mots compliqués qui peuvent gêner votre lecture.

N’hésitez pas à me laisser vos avis, je les lirais avec plaisir. 

Love always, Marie xx

It hurts that I can be so full of him while he’s so empty of me.

Another Day – David Levithan
Edition Electric Monkey
Publié le 30 juillet 2015
11.20€


« Most of the time when we think we’re looking for death, we’re really looking for love » – David Levithan


Rhiannon est en couple avec Justin depuis plus d’un an. Justin est un con mais Rhiannon l’aime. Du moins c’est ce qu’elle croit, jusqu’à ce qu’elle rencontre A et qu’elle passe la meilleure journée de sa vie à ses côtés. Sauf qu’elle ignore qu’il s’agit de A car elle était bel et bien avec Justin ce jour là. De là va alors s’en suivre beaucoup de remises en question et une histoire d’amour impossible.


Avant toute chose, sachez que Another Day est une sorte de suite de Every Day, que dans Every Day, on découvre le personnage de A et son mode de vie loin de l’ordinaire et que dans Another Day, on suit la rencontre entre A et Rhiannon, du point de vue de Rhiannon. Ouais je sais ça semble compliqué tout ça mais ça ne l’est pas vraiment. Si vous êtes perdus et que vous vous demandez par lequel commencer sachez que ces deux livres peuvent être lus dans n’importe quel ordre. Personnellement j’ai commencé par Another Day, car j’ignorais l’existence de Every Day et que quand j’ai lu la 4e de couv’ à la bibliothèque, j’ai tout de suite été intriguée. Évidemment j’ai par la suite appris qu’il s’agissait d’un deuxième livre donc j’ai commencé à me sentir débile. Je me suis renseignée sur goodreads et on m’a conseillé de lire Every Day en premier. Sauf que Every Day n’était pas disponible à la bibliothèque et qu’il me restait plus beaucoup de temps pour lire Another Day avant de devoir le rendre. Donc j’ai bien sur décidé de ne pas écouter les autres et j’ai attaqué Another Day. Je peux maintenant vous confirmer que vous n’avez pas besoin de lire Every Day en premier, vous pouvez même tout simplement vous en passer car il ne s’agit pas d’une suite.

J’espère que vous n’êtes pas tous partis après cette tentative d’explication bourrée de répétitions car je vais enfin vous donner mon avis sur Another Day.

Ce roman young adult se démarque complétement de toutes les romances que j’ai pu lire jusqu’à présent. Ce n’est pas une histoire d’amour ordinaire qu’on a tous déjà lu, relu et relulu (eheh). A travers ce roman, David Levithan aborde plusieurs sujets plus ou moins délicats quant à l’amour: les limites d’un couple, l’importance (ou non) des genres ainsi que les diverses orientations sexuelles. On entre dans cet univers très facilement et on parvient à s’assimiler aux personnages sans difficultés et ils sont pour la plupart très attachants.
D’ailleurs, je crois que A mérite la première place de mon classement de crush fictif. C’est un personnage aussi complexe que parfait et je suis définitivement amoureuse.
Je ne vous en dit pas plus car je ne veux pas vous gâcher la lecture de ce chef d’œuvre – ne riez pas ce livre est dans mon top 5 de mes livres préférés de tous les temps.

Vous l’aurez compris j’ai adoré ce livre, cependant quelques détails m’ont posé problèmes. Comme par exemple, l’âge des personnages. J’ai vraiment beaucoup de mal à les imaginer avoir seulement 16 ans… Aussi j’ai pas trop apprécié le point de vue de Rhiannon face aux questions de genres et d’orientation sexuelle. J’ai trouvé qu’elle en faisait beaucoup trop et qu’elle se contredisait pas mal aussi. Le passage où elle demande à son meilleur ami gay s’il sortirait avec son crush hétéro si le gars en question était une fille. Comment dire? Gay veut dire gay point barre, il aime pas les filles, lâche l’affaire. Et le fait que pour elle A était un garçon et qu’à partir du moment où A apparaissait en fille, elle osait plus le toucher, m’a énervé au plus haut point, surtout qu’à côté de ça, elle disait aimer les gens pour leur intérieur, pas pour leur aspect physique ou sexe. Ouais, on te croit…A ce sujet, je pense que j’aurais été plus à l’aise si les pronoms they/them avaient utilisé pour parler de A, plutôt que he/him. J’aurais préféré qu’il reste plus neutre que ça quoi, parce que du coup je l’imagine en garçon aussi :/

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En conclusion, je dirais que Another Day – premier roman de David Levithan que j’ai lu – (je ne compte pas Will Grayson, Will Grayson) était parfait. L’histoire m’a tellement transportée que j’ai versé ma petite larme à la fin à cause de ce qui se passe et aussi parce que le livre était fini et que je devais retourner dans le monde réel :( Mais comme l’histoire se termine sur un espèce de cliffhanger, j’espère qu’une suite sortira un jour, car je suis littéralement en manque de ce livre. Aussi, je prie chaque soir pour qu’une adaptation cinématographique soit faite.

Note finale: 5/5

J’ai tellement adoré ce livre que j’ai tout simplement envie de lire tous les livres de David Levithan! Du coup mes prochaines lectures seront Boy Meets Boy et Every Day. Je ne sais pas encore lequel je vais lire en premier, car j’ai énormément d’attentes quant à Every Day, et j’espère que la lecture de ce livre m’apportera d’avantages d’informations quant à la fin de Another Day (coeur sur vos fesses si vous arrivez à me suivre) mais j’ai peur d’être déçue donc je sais pas.

Je serais ravie de lire vos avis quant à Every Day, Another Day, Boy Meets Boy ou David Levithan en général, donc n’hésitez pas à m’en faire part dans vos commentaires et mettez les liens de vos chroniques si jamais vous en avez faites :)

Love always, Marie xx